Le rêve australien : conseils d’expat’

10.10.2017

Terre multiculturelle aux paysages imprenables, où dynamisme et modernité sont en harmonie avec une nature grandiose et préservée, l’Australie promet l’évasion et le dépaysement. Pas étonnant que nous soyons si nombreux à vouloir l’explorer ! Vous en faites partie ? Suivez les guides : Anélia et Sandra, membres Travelzoo et anciennes expatriées en Australie, vous donnent les clés pour réussir votre voyage.

Les indispensables avant le départ
Mettez de côté votre phobie liée à la paperasse… En effet, quelques missions administratives s’imposent ! Votre priorité : le visa. « Le plus accessible s’intitule le Working Holiday Visa », d’après Sandra. Il permet de rester un an sur le territoire et d’y travailler. Attention : « comme son nom l’indique, il s’agit d’un visa Vacances Travail. Vous ne pourrez travailler que 6 mois maximum dans une même entreprise ». Cliquez ici pour en savoir plus. 

Certains documents sont primordiaux pour l’obtention du visa, comme le passeport, l’acte de naissance ou encore l’extrait de casier judiciaire (vierge bien entendu). L’assurance médicale est très importante. Comme le souligne Sandra, « le moindre souci de santé sur place peut revenir très cher ». Anélia conseille aussi un check-up médical « pour vérifier que les vaccins sont à jour et faire ceux requis par l’Asie, car de nombreux backpackers s’y rendent à l’issue de leur voyage en Australie ». Qui sait ? Peut-être irez-vous au Vietnam avec de nouveaux copains... Prenez de l’avance pour trouver un billet d’avion. Attention aux escales. Celles-ci peuvent être nombreuses et l’attente très longue ! Enfin, renseignez-vous bien sur votre ville d’arrivée et la période, « car les saisons sont inversées par rapport à la France », explique Anélia. Cela vous évitera des surprises, comme attendre la neige à Noël par exemple… 

Prêts ? Partez !
Vous voilà au pays des kangourous ! À votre arrivée, pensez à ouvrir un compte bancaire. C’est d’autant plus important que l’écart entre l’euro et le dollar australien peut sembler féroce… Comme le constate Sandra, « la vie est plus chère en Australie et quand on ne gagne pas sa vie en dollars australiens, on peut vite se ruiner ». Pas de panique ! Ce n’est pas compliqué. Anélia précise : « vous pouvez anticiper l’ouverture de compte avant d’arriver, puis finaliser sur place et faire un virement ». Demandez le permis international auprès de la préfecture ou de la mairie si vous souhaitez conduire. Valable deux ans, ce document remplace votre permis français et permet de louer un véhicule en règle, sans risquer d’amende.

Faire son nid…
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il est facile de trouver un appartement. Comme le résume Sandra, « un simple bail à signer, une caution à payer et le tour est joué ». Mieux vaut être sur place pour commencer la recherche. Le décalage horaire complique la prise de contact avec un propriétaire. Par ailleurs, « il est difficile à distance d’évaluer les quartiers les mieux placés et ceux à éviter. L’idéal, c’est de réserver une auberge de jeunesse avant de partir pour les premiers jours ». Autre possibilité : le Woofing (vivre chez l’habitant). « Vous n’êtes pas rémunérés mais vous êtes au moins nourris, logés et blanchis dans une famille australienne (le plus souvent dans des fermes). C’est un bon moyen d’être en immersion totale ».

Gagner sa vie…
Passons aux choses sérieuses. Pour travailler en Australie, il faut créer son Tax File Number, « indispensable pour toucher son salaire. Il se fait en ligne et peut prendre quelques jours », nous informe Anélia. Le TFN est un numéro de taxation : « l’impôt et les charges sont prélevés directement sur le salaire », précise Sandra. Rendez-vous sur le site du gouvernment.

Pour chercher du travail, mieux vaut prospecter directement sur place : « il ne faut pas hésiter à faire du porte à porte avec son CV et sa lettre de motivation ». Les managers sont souvent présents sur les lieux et apprécient de recevoir un CV en main propre. Vous pourrez même passer un entretien le jour-même. L’autre technique imparable est encore le bouche-à-oreille. Selon Anélia : « les rencontres en auberge ou encore les sorties entre amis permettent d’obtenir des informations précieuses sur une place qui se libère ou un poste intéressant ». 

Plusieurs facteurs comptent pour trouver le job idéal : le niveau d’anglais (évidemment), les expériences professionnelles, la saisonnalité, mais aussi les conditions physiques, surtout si vous voulez jouer les backpackers ! Sandra évoque une fonction très ancrée dans la culture australienne : le Fruit Picking (cueillette de fruits). Il s’exerce dans des fermes et sans contrat. Vous pourrez ainsi partir quand bon vous semble. « En plus d’être bien payé, ce boulot permet de faire plein de rencontres, explique Sandra. L’autre avantage, c’est qu’en cumulant trois mois de Fruit Picking, vous pourrez faire une demande auprès de l’immigration australienne pour un deuxième visa. L’inconvénient reste les conditions d’hébergement : il faut camper sur place. J’ai passé plusieurs mois à dormir dans une tente au milieu d’un champ avec une trentaine d’autres backpackers. Les sanitaires ne comprenaient qu’une seule douche et l’eau chaude était limitée, confie Sandra. Autant dire que lorsque l’on fait du fruit picking, on ne vit pas dans le luxe » ! 

Le contrat de travail le plus fréquent pour les expatriés s’intitule le contrat de travail temporaire, dit « casual ». Sandra développe : « il est souvent proposé aux titulaires du Working Holiday Visa, étant donné la durée limitée à 6 mois dans une seule et même entreprise. Il permet de déclarer ses revenus mais peut être rompu à tout moment ». Si le secteur de la restauration et de l’hôtellerie vous intéresse, il faut passer le RSA (Responsible Service of Alcohol). Comme Anélia le précise, « ce diplôme est obligatoire dans tous les états ». Celui-ci garantit votre connaissance de la législation australienne et votre aptitude à travailler dans les bars, hôtels et restaurants. Cliquez ici pour plus de détails. 

Et vivre ses propres expériences… 

Vous avez eu le courage de changer de continent. L’Australie vous garantit de belles aventures ! Si s’expatrier requiert des démarches bien précises au préalable, le voyage en lui-même reste propre à chacun. Les histoires, tout comme les expériences, sont très différentes. 

De son côté, Sandra a beaucoup voyagé à travers le continent avant d'avoir le coup de foudre pour Brisbane. C’est ici qu’elle a découvert sa vocation et intégré une école de graphisme : il s’agissait de trois mois intensifs d’apprentissage avec des mises en situation. Grâce à cette école, j’ai été embauchée en tant qu’infographiste dès mon retour en France ».

Brisbane

Pour Anélia, « partir en Australie, c’était partir vers l’inconnu. Voyager seule était un rêve et un challenge à la fois. Mais chaque étape fut enrichissante. Après trois mois à Sydney, à parcourir ses places et ses somptueux monuments, j’ai découvert Melbourne, une ville à dimension humaine, très agréable. Près de quatre mois plus tard, j’ai mis le cap sur Port Douglas, à une heure de Cairns ». Un lieu qu’elle décrit charmant, tant pour sa nature tropicale que pour sa diversité ethnique.

Anélia, Great Ocean Road

Comme cette dernière le constate, « la plupart des français ne restent jamais au même endroit. Cela signifie que l’on se crée une nouvelle vie à chaque fois, les repères s’envolent et se renouvellent. On partage des instants de vie, le temps de quelques heures, quelques jours ou quelques mois avec des personnes du monde entier, puis les chemins se séparent… Mais toutes ces rencontres restent précieuses. On ne revient peut-être pas différent, mais plus épanouis. C’est justement ce qui fait la beauté de ce voyage et le rend si riche en émotions ».

L'astuce Travelzoo : si vous n'êtes pas encore déterminés à vous expatrier, mais bien décidés à découvrir l'île-continent, profitez du bon plan d'Exoticca pour passer 13 jours en Australie, disponible en ce moment dans notre Top20.

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